Top 14 – 15e journée : toujours fanny, le Castres Olympique fait comme si après la défaite au Stade Français samedi

Top 14 – 15e journée : toujours fanny, le Castres Olympique fait comme si après la défaite au Stade Français samedi
image Top 14 - 15e journée : toujours fanny, le Castres Olympique fait comme si après la défaite au Stade Français samedi

l’essentiel Malgré un huitième revers à l’extérieur cette saison en Top 14, Pierre-Henry Boncan est resté positif après la défaite au Stade Français samedi (7-26).

On l’a connu plus volubile, plus en colère aussi. Là, non. Des mots posés, un débit assez lent, un volume qui mérita de tendre l’oreille. Pierre-Henry Broncan n’a pas voulu tirer la sonnette d’alarme après la défaite au Stade Français, la neuvième en déplacement cette saison, Coupe d’Europe incluse. Il y aurait pourtant eu un peu de quoi tant le CO a donné trop souvent le bâton pour se faire battre, entre indiscipline précoce (jaune pour Nakosi et essai de pénalité dès la 3e minute), alignement fébrile (voir ci-dessous), mêlées chahutées et petits détails qui coûtent cher (glissade d’Urdapilleta sur la pénalité qui pouvait ramener Castres à 19-10, en-avant de Doubrère sur l’essai refusé à Palis qui aurait dû replacer le CO à cinq points des Parisiens à l’heure de jeu).

Le boss du staff a choisi un autre type de management, en douceur, pour ne pas taper sur l’ambulance et plutôt lui remettre quelques bidons d’aisance dans le réservoir : « Je ne suis pas inquiet. On ne fait pas un si mauvais match que ça. On n’a pas été balayé et je trouve le score assez lourd. On a manqué d’efficacité, certes. Mais on se procure des occasions. Je n’ai rien à reprocher sur l’investissement. »

Pas le CO de ces derniers temps

Une sorte de méthode Coué mais pas certain que Broncan dispose d’autres leviers. Il dit vrai, les siens n’ont pas été ridicules, loin de là, et auraient même pu faire illusion si tous les éléments avaient tourné dans leur sens.

Mais dans l’impact et sur l’impression laissée, on est quand même resté assez loin de ce que les Tarnais avaient montré à Toulouse, notamment (18-22). Le Stade Français n’y est évidemment pas étranger : « Leur système défensif est bien rodé, ils montent très vite. Paris est en confiance, avec des joueurs de qualité. Cette équipe a toujours eu des bases très solides. Et nous, on prend des pénalités sur mêlées fermées, on prend un essai au début alors qu’il y a touche pour nous au départ de l’action. » Deux salles, deux ambiances.

D’un côté, un XV fluide, qui déroule, enquille sans trop se poser de questions. En face, un autre qui perd beaucoup de ses certitudes dès qu’il s’éloigne de son jardin. C’est dans la tête, docteur ? Pas dans celle de Pierre-Henry Broncan, en tout cas : « Pour l’instant, on n’est pas récompensé à l’extérieur. On vient d’enchaîner des matchs contre les deux premiers. Ce n’est pas une question de problème psychologique. C’est plutôt à nous de monter notre curseur individuel sur la discipline, pour éviter les fautes techniques qui nous empêchent de ramener autre chose de nos déplacements. Un peu plus de confiance nous permettrait d’être plus efficace. » Sauf que la confiance vient en gagnant. Castres se mord donc un peu la queue. Jusqu’à quand ?

Source : La Dépêche
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