A Toulouse, l’emblématique restaurant Au Père Louis s’offre une nouvelle jeunesse

A Toulouse, l’emblématique restaurant Au Père Louis s’offre une nouvelle jeunesse

Ouvert dans la rue des Tourneurs depuis 1889, c’est un bar-restaurant mythique de la Ville rose qui vit aujourd’hui une nouvelle jeunesse. Après vingt-six ans sous la houlette de Patrick Mistou, propriétaire du Père Louis depuis 1996, le célèbre établissement à la devanture rouge change de main. Le bistrot, dont la façade et la salle du rez-de-chaussée sont classées aux Monuments historiques, a été racheté par quatre associés – Bastien Vayssière, Melchior de Buchet, Frédéric Marty et Laurent Granier – déjà connus dans le milieu de la restauration toulousaine comme propriétaires des établissements Maître Renard et le Bouillon Languedoc.


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« L’idée est de continuer à faire vivre l’esprit de ce lieu si particulier de la cave à vins et bistrot », explique Frédéric Marty. « Nous voulons garder la clientèle des habitués mais aussi séduire des plus jeunes avec des soirées jazz deux fois par mois en soirée. Pour garder l’histoire du lieu, nous avons énormément chiné chez les brocanteurs, avec notre architecte, afin de dénicher des lustres, des assiettes en porcelaine, des carafes de toutes les couleurs ou encore des verres en cristal. La salle de l’étage a été rénovée mais la salle classée du rez-de-chaussée a juste été nettoyée, en particulier les murs. »

Saut au XIXe siècle


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Entrer au Père Louis, c’est faire un saut dans le temps, à la Belle Epoque. Le portrait de Louis Dageant, le fondateur du restaurant, trône toujours près du zinc, qui, au vu de son usure, a vu passer un paquet d’habitués. Dans les verres, c’est un apéritif datant de 1846 qui a encore tous les honneurs, puisque le café propose toujours sa spécialité, le quinquina, fabriqué spécialement pour l’établissement. Les touristes viennent d’ailleurs régulièrement acheter une bouteille de cet alcool qui a fait la réputation du lieu. Au mur, surplombant la salle, les clients peuvent admirer les fresques des ponts de Toulouse, peintes par Paul Alméric, décorateur du théâtre du Capitole. La légende affirme qu’il payait ses verres d’alcool avec ses œuvres… Pour garder l’esprit « sans chichi » du café, les tonneaux de vin sont toujours présents dans la première salle pour prendre l’apéro debout le soir.


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Dans l’assiette, les nouveaux propriétaires du Père Louis ont décidé de garder le plat emblématique de la maison, à savoir l’omelette aux cèpes. « Elle est servie toute l’année grâce à un ramasseur de cèpes de Perpignan qui nous en fournit et que nous conservons pour en proposer, même hors saison », précise Frédéric Marty. « Pour les vins, nous avons fait le choix de travailler avec un vigneron indépendant dans chaque région de France en mettant en avant toute sa gamme. C’est une offre décalée, mais chaque vigneron raconte une histoire avec ses bouteilles et c’est ce que nous voulons proposer comme expérience à nos clients. » Pour les initiés, une carte de « pépites », contenant des vins inédits sur le marché, est aussi proposée.

Julie Rimbert

Sur les photos : Au Père Louis change de main mais conserve son esprit et sa décoration. Crédit : Rémy Gabalda-ToulÉco.

Source : ToulEco

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