Comment l’entreprise tarnaise ARM Engineering veut révolutionner le monde du transport

Comment l’entreprise tarnaise ARM Engineering veut révolutionner le monde du transport
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l’essentiel L’entreprise tarnaise, qui a battu le record du monde de distance en mai avec un véhicule électrique lance deux nouveaux projets novateurs.

Après avoir permis à ARM Engineering de battre le record du monde de distance avec un véhicule électrique sur le circuit d’Albi, le G-H3 va prendre la mer. Ce carburant vert de seconde génération va alimenter la pile à combustible équipant le maxi trimaran Spindrift, qui va prendre le départ du trophée Jules-Verne.

Un carburant fourni par l’entreprise tarnaise : ARM Engineering. En novembre, cette dernière a ainsi célébré sa première vente de GH-3 en devenant le fournisseur du maxi-trimaran Spindrift. Outre proposer des boîtiers de conversion au superéthanol ou au GH-3, l’entreprise développe plusieurs projets.

L’Europe a banni les moteurs thermiques à l’horizon 2035. La société tarnaise veut donc devenir constructeur retrofit. Le retrofit consiste à remplacer le moteur thermique de son véhicule par un moteur électrique à batteries ou à hydrogène (pile à combustible). Marc Lambec, le dirigeant de la société, est en effet persuadé que le retrofit peut transformer un véhicule polluant en véhicule 100 % électrique. Or, actuellement, le gros point noir de la filière est le manque de constructeurs.

ARM Engineerign va donc réaliser un prototype retrofit sur un Renault espace4 diesel. L’objectif est de toucher une clientèle urbaine familiale « susceptible d’habiter à proximité ou dans une zone faible émissions ».

« Nous souhaitons mettre en place une solution alternative à l’achat de véhicules neufs équivalent », explique Marc Lambec. Le premier prototype devrait sortir en mai 2023. Puis, l’entreprise lancera son homologation.

De nombreuses autres possibilités

Mais pour la société, le GH-3 possède de nombreuses autres possibilités qu’on peut exploiter en dehors de l’automobile. Comme dans le secteur du bâtiment. Objectif : créer une centrale électrique poly énergies avec récupération de chaleur fatale.

« Cette centrale innovante devrait permettre de créer et stocker sa propre électricité et chaleur verte en associant un système photovoltaïque avec une pile à combustible au G-H3 ou à l’hydrogène. L’ensemble sera coupé sur des batteries reconditionnées issues de véhicules électriques ainsi que sur le réseau électrique du bâtiment », explique l’entreprise.

L’association du photovoltaïque et de la pile a pour but de permettre de produire de l’énergie quelle que soit la météo et à n’importe quelle heure de la journée. Un démonstrateur devrait être créé en 2023.

Depuis son record du monde, l’entreprise tarnaise ne manque pas de projets. Si ces deux derniers sont les plus aboutis, elle a aussi été approchée par de nombreuses entreprises et collectivités et a également signé un contrat en Australie pour développer des solutions dans les énergies durables et mettre en œuvre une nouvelle filière des biocarburants.

Pour renforcer sa démarche, la société a rejoint les communautés Coq vert (pour la transition écologique) et Avere France (transition vers la mobilité électrique).

Source : La Dépêche
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