Le futur projet XXL des Grands Buffets (suite)

Le futur projet XXL des Grands Buffets (suite)
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Pour l’instant, le choix n’est pas arrêté. Car Louis Privat est attentif à certains critères pour mener à bien son nouveau projet pensé comme « un Grands Buffets plus attractif ». La surface du bâti est une condition. Il imagine déjà pouvoir aménager une triperie et un espace végétarien au sein du nouvel établissement. Le dirigeant, ancien comptable, est à la recherche d’un terrain de plusieurs hectares sur lequel il peut ouvrir son restaurant 2.0 comme il dit et un hôtel de deux-cents chambres, inspiré du modèle des Grands Buffets. Objectif ? « Rendre le luxe accessible. » Une conciergerie, par exemple, rendrait des services aux clients pour améliorer leur séjour.

Louis Privat n’est pas à court d’idées. Il pense, pourquoi pas, à aménager une ferme pédagogique et à une épicerie qui vendrait tous les produits régionaux. « Si j’ai la possibilité de m’étaler, je peux aller loin, beaucoup plus loin. Je peux être dans la démesure », affirme-t-il, avec un grand sourire, assuré du soutien de ses employés. Ce dernier point est, d’ailleurs, une autre condition corrélée à son déménagement. « Tous mes collaborateurs ont fait le choix de me suivre dans ce projet collaboratif », croit-il savoir. « C’est une force terrible. Et Les Grands Buffets prendra en charge leurs frais liés au déménagement. » Le prix du foncier est, bien sûr, un autre critère tout comme les services du territoire choisi, qui devra disposer d’écoles et de logements.

Règlement de compte

Louis Privat l’assure : « La polémique est loin derrière moi. » Même s’il ne veut plus l’aborder, le patron revient, à plusieurs reprises, sur les raisons qui l’ont poussé à quitter Narbonne. Retour en arrière. En 2021, le Grand Narbonne, le bailleur de l’Espace de Liberté, prend la décision de renégocier le bail (en lien avec le chiffre d’affaires du restaurant), arrivant à échéance fin 2022. M. Privat, lui, est hors de lui. « Le bail a fait l’objet d’un avenant en 2020 incluant une hausse significative des loyers pour le Grand Narbonne. Pourquoi aujourd’hui remettre en cause les engagements du précédent président de l’agglomération, Jacques Bascou, et pourquoi revenir sur un contrat conclu il y a moins de deux ans ? Je paye 400.000 euros par an, ce n’est pas dérisoire », tonne Louis Privat. « Il y a un décalage entre la valeur locative et le loyer payé par Les Grands Buffets, qui est de 220.000 euros par an. Or, le restaurant réalise entre 13 millions et 14 millions d’euros de chiffre d’affaires », répond Me Bernard Vial, conseil de la communauté d’agglomération.

Les Grands Buffets ont bénéficié d’un loyer attractif et pas cher, mais le Grand Narbonne doit préserver les finances publiques, en faisant appliquer la même règle pour tous », précise le conseil. Didier Mouly, président de cette collectivité depuis 2020, et par ailleurs maire (divers droite) de la sous-préfecture audoise depuis 2014, enfonce le clou. « Il a fait tous les travaux, reconnait M. Mouly. En contrepartie, il payait un loyer bas. Mais ses investissements ont été amortis. Aujourd’hui, il faut que l’agglomération ait un retour. »

À suivre…



Audrey Sommazi

Sur la photo : Les Grands Buffets a obtenu en 2020 le record Guinness du plus grand plateau de fromages au monde avec 111 références.

Crédit : Rémy Gabalda-ToulÉco

Source : ToulEco

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