Albi : Opposition et majorité s’opposent sur le vote du budget

Albi : Opposition et majorité s’opposent sur le vote du budget
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l’essentiel Pas assez ambitieux pour les uns, trop pour d’autres, « Sobre et efficient » pour la majorité, le vote du budget a donné lieu à des débats passionnés.

« Par ce vote, une nouvelle fois, vous êtes contre, contre les subventions aux associations, contre les investissements. Au final, vous êtes contre les Albigeois », lance Stéphanie Guiraud-Chaumeil en direction de ses opposants (hormis André Boude). Il y avait de l’électricité dans l’air hier soir au conseil municipal. Le vote d’un budget est rarement un exercice de consensus. Celui de 2023, marqué par la crise inflationniste, n’échappe pas à la règle.

Pourtant, comme l’année dernière déjà, Michel Franques, le 1er adjoint avait exhorté les oppositions à voter avec la majorité. Avec un budget de 98, 4M€ (64, 9M€ en fonctionnement et 33, 4M€ en investissement), cette dernière estime qu’elle a fait le job. Malgré les fortes contraintes liées au triplement du coût de l’énergie (+2, 1M€), les hausses liées à l’inflation (+ 130 000 € de pour les denrées alimentaires), la majorité maintient un fort investissement et ses subventions aux associations au même niveau. Pour y arriver, il a fallu faire des choix, a expliqué Roland Gilles, le grand argentier, car « les recettes ne compensent pas les dépenses » : réduire à une année les festivités du centenaire du musée, diminuer le nombre de lieux de Place aux artistes… Les personnes présentes auront noté que tous les efforts cités par Roland Gilles étaient liés à la culture.

Ce budget, selon la majorité, maintient les projets : nouvelle école dans les quartiers ouest, nouveau musée Lapérouse, centre européen des mobilités, nouvelle halte-garderie… « Nous n’avons pas le droit de faire de pause dans les investissements », assurait la maire, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, insistant sur le fait que « notre société a besoin de stabilité mais aussi de perspectives ».

Forcément de l’autre côté, on ne l’entend pas de même oreille. Pas question de passer dans la majorité en votant le budget. Fidèle à ses interventions passées et dans un exposé quelque peu confus, Frédéric Cabrolier dénonçait une pression fiscale qui augmente. Si la ville maintient ses taux à niveau, l’Etat va relever les bases de 7 %. Le contribuable va donc voir la différence sur sa feuille d’imposition. Enfin, le conseiller municipal RN estimait que le moment était mal choisi pour investir autant.

Nathalie Ferrand-Lefranc (gauche) notait quelques points positifs, (mais la majorité n’a pas dû l’entendre) et mettait l’accent sur « un budget trop éloigné des besoins des Albigeois et de l’écologie ». Elle dénonçait « l’anachronisme de la politique d’urbanisme ». Elle regrettait qu’en cette période, le budget du CCAS n’ait pas été augmenté. Une petite pique sur le circuit et elle se lançait dans un catalogue de ce que devrait être le budget selon le groupe d’opposition de gauche, incluant au passage des domaines relevant de l’Agglo. Ce que ne manquait pas de lui reprocher la maire.

Pour sa part, André Boudes (PCF), lui aussi fidèle à ses interventions passées, dénonçait « un budget imposé par une politique libérale ». En ne le votant pas, il estime faire « un acte politique antilibéral ».

Roland Gilles concluait le débat : « L e mal vient d’ailleurs mais vous votez contre nous. Est-ce au conseil municipal d’intervenir, alors que d’autres ont cette mission (le social) ». Et se demandait s’il est pertinent que « le Département finance des projets sur l’hydrogène, alors qu’il manque des sous pour le social (sa vraie mission). Que chacun joue son rôle ».
 

Source : La Dépêche
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