Affaire Jubillar, deux ans après : ses amies se battent toujours pour retrouver Delphine… comment leur vie a été bouleversée

Affaire Jubillar, deux ans après : ses amies se battent toujours pour retrouver Delphine… comment leur vie a été bouleversée
image Affaire Jubillar, deux ans après : ses amies se battent toujours pour retrouver Delphine... comment leur vie a été bouleversée

l’essentiel Elles sont identifiées comme le “groupe des copines”. Celles qui mobilisent les internautes sur les réseaux sociaux et qui continuent de chercher chaque semaine leur amie Delphine, l’infirmière tarnaise disparue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Emy, Hélène et Séverine se confient à La Dépêche du Midi.

Depuis bientôt deux ans, elles consacrent la majeure partie de leur temps libre à faire des recherches sur le terrain, à organiser des rassemblements et à animer une page de soutien sur les réseaux sociaux – qui compte plus de 20 000 abonnés.

Amies et voisines de Delphine Jubillar, l’infirmière disparue à Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Emy, Hélène et Séverine n’ont jamais failli à leur engagement. Malgré certaines critiques et le découragement qui guette après autant de recherches infructueuses.

“On a beau dire qu’on ne lâchera rien, c’est difficile”, reconnaît Emy, jeune mère de famille native de Cagnac-les-Mines et une des amies les plus proches de Delphine. “C’est usant, ajoute Hélène, qui habite à proximité du domicile des Jubillar. Ça fait deux ans qu’on cherche et qu’on ne trouve rien”.

Le petit groupe qu’elles ont constitué avec “des personnes de confiance”, qui viennent de Graulhet, Castres ou Briatexte, continue d’arpenter presque quotidiennement les moindres recoins de la commune. “Sur les jours de repos, le week-end ou même en semaine, on se relaie”, confie Hélène. En parallèle au travail des enquêteurs de la section de recherches de Toulouse, dont elles saluent les efforts.

Hélène s’occupe aussi de la page de soutien à Delphine sur Facebook. Publication de posts, animation des “live”, gestion des (très) nombreux commentaires : l’activité est chronophage. “Je me couche très tard, il me manque pas mal d’heures de sommeil…”, explique-t-elle en souriant. 

Une visibilité qui l’expose aussi à une “minorité” de personnes malveillantes, comme cet “harceleur” contre qui elle a déposé plainte à la gendarmerie. “Il voulait appeler l’école de mes enfants, il a même publié mon adresse”.

“Inconcevable d’arrêter”

Pour autant, il leur paraît “inconcevable” de tout arrêter. “Delphine était toujours là pour les autres, maintenant il faut être là pour elle aussi”. “Si c’était votre amie, votre sœur, vous feriez quoi vous ?”, lance Séverine, une amie et cousine éloignée (par alliance) de l’infirmière disparue.

L’appui des autres membres de leur groupe de recherche et les nombreux messages de soutien qu’elles reçoivent de la France entière – mais aussi de l’étranger – les aident à tenir le coup. “Ça compte énormément pour nous, c’est aussi grâce à eux qu’on continue”.

Des tensions ont pu apparaître entre ces trois amies devenues inséparables et certains habitants de Cagnac-les-Mines, notamment d’autres amies de Delphine restées plus en retrait depuis le début de l’affaire. Elles ont par exemple été obligées de retirer les affichettes qu’elles avaient placardées en juin dernier sur la commune, suite à des plaintes remontées à la mairie.

“On ne fait pas ça pour se montrer, on n’y gagne rien”, se défend Hélène. “Au contraire, on y passe du temps, de l’argent, de la fatigue”, renchérit Séverine. “Et beaucoup de moments en famille mis de côté…”, conclut Emy.

Source : La Dépêche
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