La “branche revéloise” d’un trafic de cocaïne castrais jugée sévèrement

La “branche revéloise” d’un trafic de cocaïne castrais jugée sévèrement
image La "branche revéloise" d'un trafic de cocaïne castrais jugée sévèrement

l’essentiel Deux hommes ont été condamnés ce lundi par le tribunal de Castres à 42 mois de prison ferme et 30 mois de prison ferme pour avoir acheté de la cocaïne à Castres qu’ils revendaient sur Revel.  

C’est « la branche revéloise » d’un trafic de stupéfiant dont la tête est castraise qui était jugée ce lundi devant le tribunal de Castres et sévèrement condamnée.
Une vaste opération de police orchestrée par la sûreté urbaine du commissariat de Castres a eu lieu mardi dernier et visait à démanteler un trafic de cocaïne. Si les principales cibles castraises ont pu échapper pour l’instant au coup de filet, deux hommes ont été interpellés à Revel. Loïc 39 ans était suspecté de venir à Castres récupérer de la marchandise, environ 200 grammes de cocaïne par mois depuis le début de l’année, qu’il revendait à une trentaine de clients sur la ville haut-garonnaise de 10 000 habitants. Et depuis quelques semaines, « le dealer de Revel » était secondé par Jérôme, 41 ans, considéré comme « son bras droit », qui était sorti de prison le 13 septembre dernier.

Des écoutes téléphoniques, de la géolocalisation et des images de vidéosurveillance des caméras installées devant le domicile de Loïc ont permis de les mettre en cause.
D’ailleurs, ils ont reconnu les faits même s’ils ont tenté de minimiser un peu les quantités écoulées depuis janvier. Entre 713 et 975 grammes pour un chiffre d’affaires estimé entre 47 000 et 62 000 € selon l’enquête. Les deux hommes ont expliqué à la barre revendre pour se payer leur propre consommation. « Petit à petit, on se laisse embarquer dans un système », explique le dealer principal sans emploi mais qui pariait tous les jours sur un site en ligne pour un total de 42 000 €.
Chez lui, les policiers ont trouvé 1 600 € en espèces, 60 grammes de cocaïne, des munitions et un pistolet d’alarme dont il n’a pas trop su expliquer la présence. Il est resté aussi évasif sur le nom de son fournisseur castrais. On saura simplement que les transactions se passaient systématiquement près du stade Pierre-Fabre à Castres. Il sera également peu bavard sur le bicarbonate de soude et l’ammoniac découverts chez lui, produits qui entrent dans la composition du crack.

Le tribunal va au-delà des réquisitions

Le procureur Freddy Marta a requis 30 mois de prison ferme contre Loïc et 30 mois dont 6 mois avec sursis probatoire contre Jérôme, pointant du doigt que les deux hommes étaient restés « sourds » aux précédentes condamnations inscrites sur leur casier judiciaire. Même si les deux prévenus n’avaient commencé à faire parler d’eux qu’il y a une dizaine d’années après être tombés dans la toxicomanie.
« C’est sûr que mis bout à bout, cela fait des quantités importantes, mais on ne parle pas d’un trafic qui a duré des années», a plaidé Me Arnaud Bousquet pour le dealer principal expliquant que son client qui souffre d’une maladie génétique est « emprisonné dans son corps et a trouvé une échappatoire par la consommation de stups ».
Quant à Me Jean-Antoine Escande, qui défend Jérôme, il a tenté de dégonfler l’ampleur du trafic. « On a péniblement 60 000 € sur un an, c’est très impressionnant », a-t-il ironisé affirmant « qu’un vrai trafiquant ne consomme pas, fait plus de chiffre et ne deale pas chez lui devant les caméras de vidéosurveillance ».

Mais le tribunal est finalement allé au-delà des réquisitions condamnant le dealer de Revel à 42 mois de prison ferme et son acolyte à 30 mois ferme sanctionnant « les effets délétères » d’un tel trafic sur la jeunesse et appliquant « rigoureusement la loi pénale » au vu des antécédents des prévenus.

Une Castraise de 40 ans, consommatrice, était également jugée pour complicité. Elle avait servi d’intermédiaire en achetant de la cocaïne, sans en retirer de profit, pour des toxicomanes de son entourage auprès du fournisseur castrais introuvable. Elle a été condamnée à 10 mois de prison entièrement assortie d’un sursis probatoire avec une obligation de soins et de travailler.

Source : La Dépêche
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