Soupçons de corruption : Airbus paie 15,9 millions d’euros d’amende pour éviter des poursuites

Soupçons de corruption : Airbus paie 15,9 millions d’euros d’amende pour éviter des poursuites
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Airbus a accepté, mercredi 30 novembre, de payer une amende de 15,9 millions d’euros en France afin d’éviter des poursuites pénales pour des soupçons de corruption lors de la vente d’appareils, principalement en Libye et au Kazakhstan, entre 2006 et 2011.

Les faits retenus ont été mis à jour dans le cadre de trois informations judiciaires menées à Paris. La première, portant sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy, ouverte en 2013, s’est intéressée à la vente fin 2006 de douze avions Airbus au régime de Mouammar Kadhafi. La deuxième, dite du « Kazakhgate », ouverte en mars 2013, se penche, quant à elle, sur des soupçons de corruption et de commissions illégales versées à des intermédiaires en marge de contrats conclus entre la France et le Kazakhstan entre 2009 et 2010, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Ces contrats portaient sur la fourniture d’hélicoptères, d’un centre de satellites, de deux satellites et 295 locomotives, pour un montant annoncé à l’époque de deux milliards d’euros. Enfin, la troisième information judiciaire concerne des soupçons de corruption du gérant d’une société privée et de son fils pour des contrats en République tchèque, au Koweït et au Turkménistan notamment.

Cette amende vient s’ajouter à celle qui avait déjà été fixée dans une précédente Cjip, validée le 31 janvier 2020. Airbus avait alors accepté de verser 3,6 milliards d’euros d’amende, dont 2,1 milliards d’euros à la France, pour éviter des poursuites devant les justices française, britannique et américaine, dans une enquête sur des « irrégularités » portant notamment sur les agents commerciaux intervenant dans les contrats de vente d’avions ou de matériels militaires.

Source : ToulEco

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