Castres : une souscription est lancée par la Fondation du patrimoine pour rénover l’hôtel de Beaudecourt

Castres : une souscription est lancée par la Fondation du patrimoine pour rénover l’hôtel de Beaudecourt

l’essentiel Pour financer un projet de rénovation des ailes du mess du 8e RPIMa afin d’y créer des logements pour les familles et les blessés, la Fondation du patrimoine a ouvert une collecte de dons.

La fondation du patrimoine a ouvert une souscription dédiée à la rénovation extérieure et à la réhabilitation intérieure des ailes de l’hôtel Beaudecourt. Une convention a en effet été signée entre le délégué du Tarn de la fondation du patrimoine Olivier Cèbe et le président de l’association des amis de Beaudecourt le lieutenant-colonel Jean-Yves Pencreach, commandant en second du 8e RPIMa, qui lutte pour la sauvegarde de ce Haut-Lieu du patrimoine castrais datant du XVIIIe siècle, propriété de l’armée depuis plus de 140 ans et qui fait aujourd’hui notamment fonction de mess des officiers du régiment castrais.

L'aile ouest de Beaudecourt.
L’aile ouest de Beaudecourt.

D’une superficie totale de 8 328 m2, l’hôtel de Beaudecourt présente une longue façade sur deux étages s’ouvrant sur des jardins, avec deux ailes en arc qui viennent allonger cette façade. Cependant, inoccupées et sans entretien depuis 40 ans, ces deux ailes nécessitent une réhabilitation intérieure complète dans le cadre d’un projet social.

L'aile est.
L’aile est.

En effet, outre la conservation patrimoniale d’un bâti remarquable, un des autres objectifs réside dans l’accompagnement des familles en situation de monoparentalité, tout particulièrement par l’accueil temporaire d’enfants au travers d’une halte-garderie et du logement temporaire d’urgence. Le projet à caractère social comprend la création de 8 appartements qui permettront par exemple aux militaires divorcés de recevoir leurs enfants dans de bonnes conditions. Mais aussi à héberger des blessés.

500 000 € de travaux

Ce bâtiment unique où déjeunent tous les jours les officiers et sous-officiers castrais est aussi un lieu d’hôtellerie où sont logés les visiteurs du régiment. « C’est un lieu de prestige et de convivialité ouvert à tous. Un joyau très utile qui nous est envié. C’est un outil de rayonnement et de visibilités dans la ville », précise le colonel Christophe Degand, chef de corps du 8e RPIMa. Y sont organisés des soirées de prestige et les vœux à la garnison. On peut même y voir des mariages. « On y fête aussi Pâques ou Halloween avec les enfants et familles », ajoute le patron du « 8 ». Mais l’entretien de ce bâtiment a un coût. L’association des amis de Beaudecourt, par la collecte de fonds et la vente de produits dérivés de la marque « 8 para », y contribue. Mais pour cette rénovation complète des ailes, cela ne suffit pas.

Les officiers et sous-officiers y déjeunent tous les jours.
Les officiers et sous-officiers y déjeunent tous les jours.

Et donc devant le coût important, environ 500 000 €, mais indispensable de ces travaux, la Fondation du patrimoine s’est intéressée à ce projet associatif par l’ouverture d’une collecte de dons. Ces derniers, déductibles des impôts, peuvent être effectués par des particuliers et des entreprises via le bulletin de don Fondation du patrimoine, disponible auprès de l’association des amis de Beaudecourt ainsi que sur le site internet de la fondation du patrimoine à cette adresse directe : www.fondation-patrimoine.org/78026. « Dès qu’on aura recueilli 200 000 € on commencera une aile », explique le lieutenant-colonel Jean-Yves Pencreach en faisant visiter l’intérieur de ces ailes qui ont un vrai potentiel mais qui sont restées dans leur jus. 

Un bâtiment chargé d’histoire

Situé en centre-ville, au sein du périmètre de l’Ecusson, l’hôtel de Beaudecourt doit son nom à un banquier, Job de Beaudecourt, qui fait construire en 1786 un des plus beaux hôtels particuliers de la cité. Sous l’Empire, ce bâtiment est réquisitionné et devient le siège de la sous-préfecture. Après la succession de nombreux propriétaires, la veuve du dernier maître des lieux décide de le léguer à l’Etat en 1874, à la condition qu’il serve de résidence au général commandant la place. Transformé dans un style dit «à l’italienne», cet hôtel particulier devient le siège des bureaux de l’école d’artillerie et le général commandant la 16e brigade y est logé. En 1947, il revient à l’artillerie antiaérienne coloniale comme cercle des officiers, puis en 1952 au 13e régiment de dragons parachutistes et enfin en 1963 au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine qui s’installe à Castres en venant de Nancy.

Source : La Dépêche
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