L’A69 sera la 3e autoroute française payante sans barrières de péage

L’A69 sera la 3e autoroute française payante sans barrières de péage
image L’A69 sera la 3e autoroute française payante sans barrières de péage

l’essentiel L’A79 située dans l’Allier, qui vient d’être inaugurée par le ministre des transports, est la première autoroute à « flux libre » de l’Hexagone. Un modèle qui va se développer et qui sera utilisé par l’autoroute entre Castres et Toulouse.

Ce sont les autoroutes du futur. Une autoroute payante mais sans barrières de péages a été inaugurée lundi en France il y a quelques jours. L’A79 entre Montmarault (Allier) et Digoin (Saône-et-Loire), géré par APRR, filiale d’Eiffage, est la première autoroute à « flux libre » dans l’Hexagone. La future A69 entre Castres et Toulouse sera sur le même modèle.

Le concessionnaire Atosca, choisi par l’Etat, pour réaliser cette 2*2 voies sud-tarnaise, a en effet décidé d’adopter le « free flow » qui existe déjà dans de nombreux pays du monde mais qui débarque seulement en France. Ce dispositif devrait devenir rapidement la norme. Car l’A69, qui devrait être mise en service à l’automne 2025, ne sera pas la deuxième mais la troisième autoroute française à permettre aux automobilistes de ne pas devoir s’arrêter pour payer son trajet. L’A13 et l’A14 en Normandie gérées par Sapn, filiale du Groupe Sanef, devraient y passer d’ici 2024. Preuve de l’intérêt de cette solution moderne.

Un gain foncier et écologique

Le système en flux libre évite la création de barrières de péages grâce à l’installation de portiques permettant la détection et l’identification des véhicules sans réduire leur vitesse. « Cela permet un gain de foncier et de matériaux », explique Martial Gerlinger, le directeur général d’Atosca qui rappelle que le projet d’A69 économise 80 hectares de terres agricoles et naturelles, sur les 380 prévus au départ par la déclaration d’utilité publique (DUP), principalement grâce à la suppression des barrières de péages qui demandent une grosse emprise au sol.

Quatre portiques, pour autant de sorties sur l’itinéraire, seront ainsi disposés tout au long du trajet entre Castres et Verfeil et permettront de facturer le trajet réellement effectué par les automobilistes. « Cela permet aussi un gain écologique, poursuit le concessionnaire. En évitant aux usagers de ralentir et de réaccélérer à nouveau, on limite la pollution. » Sans parler évidemment du confort des automobilistes.

Quatre portiques détecteront badges de télépéage et plaques d’immatriculation 

Les portiques détecteront les badges déjà utilisés pour le télépéage sur l’ensemble du réseau autoroutier français, et de plus en plus en Europe, quel que soit l’opérateur. « 50 % des voitures et 95 % des poids lourds ont déjà un badge », explique Martial Gerlinger. Pour rouler sur l’A69, on pourra donc se procurer un badge. Mais aussi simplement s’enregistrer sur internet. Puisque les portiques pourront aussi lire les plaques d’immatriculation. Et comme avec les badges, l’usager recevra ensuite la facture à payer ou sera débité automatiquement s’il a renseigné un moyen de paiement. En cas de non paiement, l’Etat a prévu un système dissuasif d’amendes forfaitaires de 90€ qui peuvent être majorées à 375 €.

En ligne, l’usager pourra aussi choisir un abonnement et bénéficier de réduction en fonction du nombre de passages et de sa voiture. Le prix de base d’un trajet complet pour un véhicule normal est 6,77 € et de 5,42 € pour un véhicule électrique. Avec un abonnement pour un aller et retour tous les jours ouvrés, le tarif tombe à 4,06 € pour un véhicule thermique et à 2,71 €. Atosca est le premier concessionnaire à proposer des réductions aux conducteurs circulant en véhicules à très faible émission.

D’ailleurs l’A69 sera la seule autoroute à proposer des bornes de recharge électrique sur ses deux aires de repos, une dans chaque sens, sans qu’il y ait de station-service. Enfin, les usagers qui ne souhaiteront pas utiliser internet pour payer leur trajet pourront le faire sur des bornes mis à disposition sur l’itinéraire. Notamment au centre d’exploitation qui sera situé à Puylaurens.

L’A69, qui attend une fréquentation de 9000 voitures et 800 poids lourds par jour, sera donc bien une nouvelle génération d’autoroute.

Source : La Dépêche
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