Carmaux : le conflit entre le maire Jean-Louis Bousquet et ses anciens colistiers passe au tribunal

Carmaux : le conflit entre le maire Jean-Louis Bousquet et ses anciens colistiers passe au tribunal
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l’essentiel Le maire de Carmaux et son adjointe Michèle Nieto avaient porté plainte en diffamation contre 14 anciens conseillers municipaux de la majorité. L’affaire a été jugée mardi après-midi par le tribunal judiciaire d’Albi, qui rendra sa décision le 29 novembre prochain.

Si le climat politique s’est apaisé à Carmaux depuis l’élection municipale partielle d’octobre dernier, les comptes ne sont toujours pas soldés entre le maire Jean-Louis Bousquet et ses anciens colistiers de la liste Convergences Citoyennes, qui l’avait porté à la tête de la mairie à l’issue du scrutin “historique” de juin 2020.

En avril 2021, ces 14 élus, membres de la majorité mais opposés à l’édile et à sa façon de conduire les affaires de la commune, avaient publié dans leur journal L’Estampille des contenus jugés insultants et diffamatoires par Jean-Louis Bousquet et son adjointe Michèle Nieto. 

Ces derniers avaient alors déposé une première plainte, classée sans suite par le Parquet d’Albi. S’en est suivie une deuxième, cette fois avec constitution de partie civile. Les 14 anciens élus sont donc poursuivis pour “injure publique envers un corps constitué, un fonctionnaire, un dépositaire de l’autorité ou un citoyen chargé d’un service public”. L’audience s’est déroulée ce mardi 15 novembre au tribunal judiciaire d’Albi.

“Le but n’était pas d’informer”

L’avocat du maire de Carmaux et de son adjointe, Me Raynaud De Lage, a plaidé l’absence de bonne foi de la part des 14 prévenus. “Les propos tenus sont immanquablement diffamatoires et injurieux”, explique-t-il à La Dépêche du Midi. “Le but n’était pas d’informer mais de nuire et de salir”.

Le journal en question avait été distribué dans 4000 boîtes aux lettres de Carmaux ainsi que sur la page Facebook de L’Estampille, dont les 14 anciens élus étaient administrateurs. Me Raynaud De Lage a demandé qu’ils soient chacun condamnés à verser 7500 euros à Jean-Louis Bousquet et 5000 euros à son adjointe Michele Nieto.

Contactée par La Dépêche du Midi, Saliha Pasturel, ancienne première adjointe au maire et qui fait partie des 14 prévenus, n’a pas souhaité s’exprimer tandis que leur avocat commun, Me Gosset, n’a pu être joint par téléphone. Le tribunal doit rendre sa décision le 29 novembre prochain.

Source : La Dépêche
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