La Compagnie des Pyrénées élargit son périmètre à l’est de la chaîne

La Compagnie des Pyrénées élargit son périmètre à l’est de la chaîne

Après la crise climatique et sanitaire, la crise de l’énergie. À la veille de l’ouverture de la saison de ski, comme tous les acteurs de la montagne, la Compagnie des Pyrénées fait face à une nouvelle problématique. Mais la société d’économie mixte a les reins solides avec, à son capital, des actionnaires de premier ordre, la Banque des Territoires (26%), les Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine (34%) et les Départements des Hautes-Pyrénées, de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales (13%).

Née en 2020 avec l’ambition de devenir un « outil de développement de la montagne » et de « révolutionner le modèle des stations de ski », la Sem élargit chaque année son champ d’action. Au-delà de la marque commune N’Py, lancée en 2005 pour réunir les fonctions support des huit stations de Peyragudes, Piau-Engaly, Grand Tourmalet, Pic du Midi, Luz-Ardiden, Cauterets, Gourette et La Pierre Saint-Martin, la Compagnie des Pyrénées s’est tournée cette année vers l’est de la chaîne.

Depuis le printemps, elle accompagne en tant que prestataire – création du site internet et de la vente en ligne notamment – la nouvelle société publique locale Trio. Cette SPL a été initiée par les collectivités des Pyrénées-Orientales pour regrouper les trois stations de Porté-Puymorens, Formiguères et Cambre d’Aze. Ces domaines skiables, comme les trois stations ariégeoises des Monts d’Olmes, Guzet et Ax 3 Domaines, ont en outre signé avec la Compagnie des Pyrénées un partenariat commercial pour un forfait unique.

Il s’est concrétisé autour de la carte « No Souci » inventée en 2005 par N’Py et qui devient cette année « No Souci Pyrénées », en intégrant non plus huit mais quatorze domaines au total. « Parvenir à ce partenariat est une victoire. Longtemps les stations sont restées dans une logique de compétition avec leurs voisines. On sait aujourd’hui qu’une vision plus large, à l’échelle du massif, est nécessaire pour coordonner les investissements et pour que chacun y gagne », explique Christine Massoure, directrice générale de la Compagnie des Pyrénées.

Des investissements « réversibles »

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Encouragée par la saison dernière terminée avec un chiffre d’affaires de 64,3 millions d’euros et près de 2 millions de journées ski, la Sem a consacré cette année une enveloppe de 17,9 millions d’euros à ses stations. « Il s’agit d’investissements d’une nature un peu différentes, liés à la pratique du ski mais pensés pour être utilisés en cas d’enneigement déficient. Le climat change, il est nécessaire de s’adapter. Les deux saisons dernières, hiver et été, ont montré l’appétence des clients pour la montagne à toutes les saisons. Ils ont répondu présents aux nouvelles offres qu’on peut mettre sur le marché, c’est un signal fort », précise la dirigeante. Cette année, ces « investissements réversibles » concernent par exemple l’installation d’un nouveau tapis couvert à Piau-Engaly, utilisable durant l’été pour les activités vélo, la création d’une tyrolienne à Peyragudes ou encore d’une esplanade ludique au Grand Tourmalet, accessible aux skieurs comme aux piétons.

Côté énergie, la Compagnie des Pyrénées a annoncé avoir mis en place un « plan de sobriété » pour limiter le surcoût et atteindre les 10 % d’économie d’énergie demandés par le gouvernement. Au niveau des remontées mécaniques qui représentent 40 % de sa facture, leur vitesse pourrait être adaptée en fonction de la fréquentation. Un référent « énergie » a par ailleurs été nommé dans chaque station pour sensibiliser les équipes aux bonnes pratiques et surveiller les consommations.

Johanna Decorse

Sur les photos : Les stations de Piau-Engaly et Luz-Ardiden font partie depuis 2005 de la marque N’Py, propriété de la Compagnie des Pyrénées. Crédit : N’Py.

Source : ToulEco

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