​Immobilier. En vingt ans, la foncière Caso Patrimoine s’est imposée à Toulouse

​Immobilier. En vingt ans, la foncière Caso Patrimoine s’est imposée à Toulouse
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Il y a vingt ans naissait Caso Patrimoine, à Toulouse, sous la houlette de Robert Monné. Ce dernier n’était pas un illustre inconnu dans le secteur de l’immobilier. Il avait cofondé, avec un autre promoteur Jean-Claude Decroix, l’empire Monné-Décroix, dont les résidences sécurisées étaient leur marque de fabrique. L’histoire professionnelle du papa s’est achevée en 2007 lorsqu’il a cédé ses parts au Crédit Agricole Immobilier. La route de Caso Patrimoine, elle, s’est prolongée.

Cette petite foncière familiale, chargée à l’origine de conserver en patrimoine quelques biens acquis, va connaître, à son tour, une belle ascension avec ses deux filles. Sophie, la cadette, qui a 35 ans aujourd’hui, a pris en 2008 la direction du développement. Caroline, 40 ans, avocate spécialisée en droit des affaires, est entrée en scène en 2011 en tant que directrice juridique. En 2012, nouvelle étape. Elles se sont associées avec Stéphane Aubay, ancien directeur général de Monné Decroix et fondateur de GreenCity Immobilier.

Elles sont devenues alors actionnaires majoritaires avant de céder leurs parts en octobre 2021 à Lone Star Funds. « Nous avions besoin de fonds propres pour développer notre foncière et nous diversifier », explique Caroline Monné, cogérante. En ligne de mire : Paris. Car jusque-là, Caso Patrimoine, dont l’activité est d’acheter des biens et de les rénover pour les louer, opérait à Toulouse. Mais le marché de la capitale proposait de belles opportunités à saisir. « La qualité des actifs est très importante. Et il y a de la place pour tout le monde », se justifie Caroline Monné. À tel point qu’en 2019, Caso Patrimoine ouvre une antenne dans le 8e arrondissement, rue de Rome, qui emploie trois salariés.

Soixante-sept immeubles achetés à Toulouse

Si Sophie Monné s’est installée à Paris, Caso Patrimoine poursuit l’essentiel de son activité à Toulouse. Avec vingt-cinq salariés, l’entreprise familiale possède soixante-sept immeubles dans la Ville rose. Parmi lesquels l’ancien cinéma UGC, allées Roosevelt, et ceux situés à l’arrière de ce bâtiment emblématique. Le projet prévoit de créer 4000 m² de commerces, dont une partie serait éventuellement réservée à la Fnac, 1000 m² de bureaux et 500 m² dédiés à un restaurant et à son roof-top. Hormis la façade classée, l’ensemble va subir deux ans de travaux. Caso Patrimoine a aussi acheté l’immeuble qui héberge la pâtisserie Conté, au 37 rue Croix-Baragnon. En 2022, la foncière a engagé 13 millions d’euros de travaux dans les deux villes et s’apprête à injecter 15 millions d’euros en 2023.

Audrey Sommazi

Sur la photo : Caroline Monné, à gauche sur la photo, et sa soeur Sophie. Crédit : Hélène Ressayres-ToulÉco.

Source : ToulEco

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