Albi. Record d’affluence battu pour un circuit à l’avenir incertain

Albi. Record d’affluence battu pour un circuit à l’avenir incertain
image Albi. Record d’affluence battu pour un circuit à l’avenir incertain

l’essentiel Alors que le circuit vient de battre son record d’entrées, c’est son avenir qui se joue ces prochains jours. La commission d’homologation sera aujourd’hui sur le site. Reste que l’arrêté du maire du Séquestre n’autorise aucune course en 2023.

Record battu ! Avec près de 22 000 entrées ce week-end pour le grand prix camion, le circuit d’Albi vient de signer la plus belle fréquentation de son histoire. 2 000 visiteurs de plus que le grand prix camion 2018 qui détenait déjà le record.
Le spectacle était au rendez-vous avec 26 engagés. Soit une grille complète ! Niveau animations, même constat. Les exposants sont satisfaits de leur week-end et le 2e Albi American festival a réalisé 500 baptêmes.

À un moment, où l’avenir du circuit est contesté, ce record d’affluence vient marquer l’attachement des Tarnais et des passionnés de sport mécanique à ce lieu historique, qui fêtera ses 90 ans l’an prochain.
D’ores et déjà, l’équipe dirigeante concocte un programme alléchant pour 2023. Albi est inscrit au calendrier du championnat de France camion. Pour le moment, trois événements sont programmés : le week-end rétro, l’historic tour et le grand prix camion.

Vraisemblablement, il n’y aura pas de GT4, comme les années précédentes. Mais cela peut encore changer. « Ce qui est certain c’est que le circuit continuera de fonctionner, qu’il y aura toujours de l’activité. Et au moins quatre grosses compétitions », assure Grégor Raymondis, le directeur. « Nous sommes en pourparlers pour plusieurs options », souligne-t-il. Comme avec la fédération française motocyclisme pour le retour de la discipline sur ce circuit. L’homologation de la structure doit être renouvelée en 2023. La commission nationale d’examen des circuits de vitesse (CNECV) est d’ailleurs aujourd’hui au circuit.  La fédération française motocyclisme, la ville et le délégataire travaillent depuis plusieurs mois à une homologation, qui avait été retirée en 2020, à la suite d’un tragique accident. Un virage est à revoir car trop dangereux.

Reste à savoir sous quelle forme le circuit continuera son activité. Mi-mars, à la suite des procès intentés par les associations de riverains pour le bruit, l’évolution de la loi et des contraintes par rapport à la signature de la DSP, DS Events avait fait savoir à la ville qu’elle souhaitait que cette dernière mette fin à la délégation. L’affaire n’étant plus économiquement viable. Rappelons que la rupture d’une DSP, ne peut venir que des élus. Depuis des tractations ont été engagées entre les deux parties. Elles n’ont toujours pas abouti.

Reste néanmoins un gros point noir à ce programme. L’arrêté du maire du Séquestre, ville dont dépend la structure. Il limite l’usage de la piste à 4 véhicules en même temps, mais permet quelques jours de dérogations en 2022 pour les événements. Mais en 2022 seulement ! Personne n’ayant attaqué cet arrêté et le maire ne comptant pas en prendre de nouveau, pour lui les choses sont claires. Les courses s’arrêteront sur le circuit d’Albi à la fin octobre. « Tout le monde sait que c’est fini », conclut-il.
 

Source : La Dépêche
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