Briatexte : Seydou Mariko, jeune Malien, reprend la boucherie du village

Briatexte : Seydou Mariko, jeune Malien, reprend la boucherie du village
image Briatexte : Seydou Mariko, jeune Malien, reprend la boucherie du village

l’essentiel Il est né au Mali, et est arrivé en France en 2015. Seydou Mariko, jeune père de deux enfants a d’abord été hébergé au foyer Léo-Lagrange de Graulhet. Lui qui aspirait à Bamako à devenir coiffeur, a trouvé sa voie dans la boucherie.

« J’ai fait un stage à Gaillac Viandes, puis à Intermarché de Graulhet. Le métier de boucher charcutier m’a plu. M. et Me Mialhe m’ont pris en stage en 2016. Et aujourd’hui je vais reprendre leur commerce de boucherie-charcuterie ».
Pour Seydou, le challenge est de taille, mais le jeune malien a la volonté de le relever. « Je ne peux que m’améliorer encore.
Ce métier, c’est du savoir dans la découpe, dans la gestion et aussi dans le contact avec les clients ». Et pour Martial Mialhe, qui lui a tout appris, les capacités et la volonté de Seydou sont évidentes.
« Seydou a fait son apprentissage de boucherie et de charcuterie en alternance. Il a fait un Bac pro sur deux ans et l’a obtenu avec mention Très Bien. Nous lui avons proposé naturellement de prendre la suite ».

L’heure est à la passation

Car si pour Martial, l’heure de la retraite sonne, Régine son épouse doit encore travailler quelques années sinon quelques mois. L’enseigne va bientôt changer. Ce sera « La boucherie-charcuterie traiteur du Village ».
Pour le couple Mialhe, qui a ouvert le commerce briatextois en 2007, après une vingtaine d’années de marchés de plein vent, l’heure est à la passation. « Nous allons aider Seydou. Ce n’est pas évident de trouver un repreneur. Là, c’est un jeune et il est motivé » assure Martial qui a mis avec son épouse un point d’honneur à faciliter la succession.
« Nous l’avons bien arrangé sur les conditions financières de la reprise. Et puis, nous lui laissons une bonne clientèle avec laquelle il a déjà bien travaillé ». Pour Seydou, maintenant, l’important va être d’obtenir la nationalité française. Vu le courage et l’envie de s’intégrer dans la société par le travail du jeune malien, l’accès à la régularisation de situation devrait être facilitée.

Source : La Dépêche
Pour vous abonner à La Dépêche

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.